Le workshop commence au moment où tu parles.
Et dans ces premières secondes, le public se pose une question simple :
Pourquoi devrais-je t’écouter ?
Ton intro existe pour répondre à cette question.
Rien de plus.
Le but d’une intro n’est pas de raconter ta vie.
Ni ton CV.
Ni l’histoire de ton entreprise.
Ni à quel point tu es passionné par le sujet.
Le but est simple :
Donner au public juste assez de crédibilité
pour qu’il te donne le bénéfice du doute…
et te laisse commencer à apporter de la valeur.
Trop de facilitateurs gâchent ce moment.
Ils parlent trop longtemps.
Ils expliquent trop.
Ils retardent la valeur.
Imagine une dégustation…
et l’animateur passe 15 minutes à raconter ses souvenirs d’enfance liés à la nourriture…
avant de te servir une assiette.
La première bouchée
aurait dû arriver plus tôt.
En workshop,
la première bouchée de valeur
doit arriver plus tôt aussi.
Une bonne intro est courte.
Dis qui tu es.
Ajoute un ou deux détails utiles.
Montre pourquoi c’est important.
Puis avance.
Les meilleures intros sont adaptées.
Un public sceptique n’a pas besoin
de la même intro
qu’un public déjà convaincu.
Si la salle doute de ta crédibilité,
signale ta crédibilité.
Si elle craint
que ce ne soit pas pertinent,
signale la pertinence.
Si elle résiste,
montre que tu comprends son monde.
Et évite les mauvais signaux.
Ne plaisante pas sur le fait d’être fatigué.
Pas prêt.
En retard.
Ou “pas vraiment expert”.
L’humilité aide.
L’auto-destruction non.
Ton intro doit ouvrir la porte.
Pas rester devant.
Apporte de la valeur tôt.
Gagne la confiance vite.
Et avance.
Personne n’est venu
pour ta biographie.
Ils sont venus
pour avancer.
Merci.
Et Free Palestine.