Une bonne tâche n’est ni trop facile, ni trop difficile.
Trop simple ?
On s’ennuie.
Trop complexe ?
On décroche.
Dans les deux cas, on n’apprend rien.
L’apprentissage se joue ailleurs.
Dans un point d’équilibre précis :
là où la tâche est faisable,
mais seulement avec un peu d’aide.
En pédagogie, on appelle ça la zone proximale de développement.
Chez Dooni, on appelle ça :
le point où ça commence à cliquer.
Bonne nouvelle :
tu n’as pas besoin d’accompagner chaque participant en 1-to-1 pour y arriver.
L’aide peut être intégrée directement dans le design de l’exercice.
Le piège le plus courant
La plupart des tâches ne sont pas “trop dures”.
Elles sont floues.
Elles cachent plusieurs étapes sous une seule consigne.
Exemple réel :
5 minutes
“Décris ton client idéal.”
Pour un expert, ça paraît simple.
Pour un débutant, c’est impossible.
Résultat ?
Questions en rafale.
Confusion.
Temps perdu.
Pas parce que les participants sont “mauvais”.
Mais parce que la tâche est mal découpée.
Le vrai travail du facilitateur
Ce n’est pas d’expliquer plus.
C’est de découper mieux.
Quand j’ai aidé un ami à retravailler cet exercice, je lui ai demandé :
“Qu’est-ce que tu attends vraiment comme raisonnement ?”
Il a listé spontanément :
- Où se trouvent ces clients
- Où ils passent du temps (en ligne, hors ligne)
- S’ils savent déjà qu’ils ont un problème
- Comment ils le gèrent aujourd’hui
- Ce que ça leur coûte
Voilà les vraies étapes.
Elles étaient juste invisibles.
La version qui fait apprendre
90 secondes
Où ton client idéal passe-t-il du temps, en ligne et hors ligne ?
90 secondes
Est-il conscient du problème que tu résous ? Où apprend-il à son sujet ?
120 secondes
Comment gère-t-il ce problème aujourd’hui ? À quel prix ?
Discussion collective
Problème connu vs problème latent.
Même objectif.
Mais un chemin clair.
Pourquoi ça marche
Parce que tu n’attends plus que les gens sachent “comment faire”.
Tu les y conduis.
Parce que tout le groupe avance au même rythme.
Parce que tu peux injecter du cadre, du feedback, du sens entre chaque étape.
Et si la compétence est centrale ?
Tu peux répéter l’exercice.
À chaque itération, enlever un peu d’aide.
Jusqu’à ce qu’ils tiennent seuls.
C’est ce qu’on appelle l’échafaudage pédagogique.
Chez Dooni, c’est juste du bon design.
Ce qu’on vise vraiment
Un workshop ne mène jamais à la maîtrise.
Et ce n’est pas grave.
Ton vrai objectif, c’est autre chose :
que les participants se sentent assez solides
pour continuer à essayer,
se tromper,
et apprendre dans le monde réel.
C’est là que l’apprentissage commence.
Merci.
Et Free Palestine.