Le format “Try it now” est à la fois incroyablement puissant
et tragiquement sous-utilisé.
Le principe est simple :
dès que tu introduis un concept qui comporte la moindre dimension de compétence,
tu dois donner aux participants une occasion immédiate de l’essayer.
Pas plus tard.
Pas “à la maison”.
Maintenant.
Dans un cadre sécurisé.
Avec des contraintes claires.
Assez guidé pour éviter qu’ils partent dans tous les sens.
Selon le sujet, ça peut être :
- un exercice central et récurrent,
- ou un micro-exercice de 2 à 5 minutes.
Peu importe la forme.
Ce qui compte, c’est le passage à l’action immédiat.
Parce qu’essayer change tout.
Certaines disciplines l’ont compris depuis toujours.
La programmation se fait autant en labo qu’en amphi.
La musique, la poterie, l’art, la voile, la cuisine, l’écriture, la médecine…
Toutes alternent naturellement théorie et pratique.
Personne n’imaginerait apprendre la calligraphie sans tenir un stylo.
Ni le yoga sans bouger.
Et pourtant, dès qu’un sujet devient “théorique”,
on oublie trop vite que toute théorie repose sur des micro-compétences pratiques.
Même un MBA.
Même la stratégie.
Même le business.
Par exemple :
on peut expliquer la taille d’un marché pendant 20 minutes…
mais si on ne s’arrête jamais pour essayer de le faire,
les participants sauront ce que c’est,
sans jamais savoir comment.
Savoir ≠ savoir faire.
Un bon workshop alterne donc :
- mini-conférence (pour le savoir),
- “Try it Now” (pour la compétence).
Côté facilitation, le format est simple :
former les groupes,
donner une tâche claire,
observer, écouter,
puis débriefer ensemble.
Comme pour les discussions en groupe,
5 minutes de pratique peuvent facilement remplir
10 à 15 minutes de workshop.
Et ce sont souvent les minutes les plus utiles.