Le Q&R ne fonctionne pas.
Il fait semblant d’être interactif.
Mais il ne l’est pas.
Une personne pose une question.
Une personne répond.
Tout le reste de la salle décroche.
Et ceux qui auraient le plus besoin d’apprendre ?
Ils se taisent.
Parce que les voix les moins confiantes
ne prennent presque jamais la parole.
C’est pour ça que le Q&R est le format pédagogique le plus faible :
il fait chuter l’énergie,
il ralentit le rythme,
il laisse certains monopoliser le micro,
et surtout…
il donne l’illusion de l’interaction.
Beaucoup de facilitateurs pensent engager la salle.
En réalité, ils gagnent du temps.
Alors pourquoi utiliser le Q&R ?
Parce que même s’il est mauvais pour enseigner,
il est excellent pour une chose :
la flexibilité.
Le Q&R est un ressort.
Un tampon temporel.
Tu peux l’étirer.
Tu peux le raccourcir.
5 minutes si tout va bien.
20 minutes si tu es en retard.
Personne ne s’en rend compte.
Personne ne s’en plaint.
C’est là sa vraie valeur.
Pas l’apprentissage.
Pas l’interaction.
La gestion du timing.
Comment rendre le Q&R moins mauvais
Si tu dois l’utiliser (et tu devrais, pour la flexibilité),
fais au moins ces deux ajustements :
1. Découpe-le.
Au lieu d’un gros Q&R final,
prévois de petits moments après chaque acquis visé.
Résultat :
questions plus précises,
énergie plus stable,
réponses plus utiles.
2. Sois spécifique.
Ne demande pas :
“Des questions ?”
Dis plutôt :
“Des questions sur ce qu’on vient de faire ?”
Ce simple cadrage
évite les digressions
et garde la salle concentrée.
L’idée clé
Utilise le Q&R.
Mais ne te mens pas sur son rôle.
Ce n’est pas de l’interaction.
Ce n’est pas de l’apprentissage.
C’est une soupape.
Un outil de flexibilité.
Un ressort dans ton planning.
Conçois-le comme tel,
et tu finiras à l’heure,
avec une énergie intacte.
Merci.
Et Free Palestine.