Jusqu’ici, tu as construit l’ossature.
Des acquis d’apprentissage clairs.
Un timing réaliste.
Un squelette solide.
Maintenant arrive l’étape qui transforme
un plan en vrai workshop :
- Les exercices
- Et un planning détaillé
Pas des activités au hasard.
Pas des “moments fun”.
Des exercices qui servent ce que tu enseignes.
Et un planning capable de survivre au jour J.
Tu ne conçois pas les exercices un par un
Tu ne choisis pas un exercice.
Tu le peaufines.
Puis tu passes au suivant.
C’est le meilleur moyen de perdre la vue d’ensemble.
À la place, tu travailles par passes successives :
- première passe : placement grossier
- deuxième passe : consignes plus nettes
- troisième passe : détails de facilitation
- dernière passe : un timing qui tient vraiment
Toujours plus précis.
Sans jamais perdre la forme globale.
Pars de ton Ossature
Ton outline contient déjà ton contenu.
Chaque ligne est un apprentissage.
Donc chaque ligne peut être soutenue par un format :
discussion, try it now, scénario, etc.
Premier geste simple :
- parcours ton Skeleton
- choisis le bon format pour chaque partie
Le raccourci K / S / W
Mon raccourci :
- K = Knowledge (Conaissance) → mini-conférence (courte, précise)
- S = Skill (Compétence) → “Try it now”
- W = Wisdom (Sagesse) → scénario (jugement, décision, arbitrage)
Passe ton outline ligne par ligne et marque :
K, S ou W.
Ensuite :
- pour chaque S : quelle est la plus petite tâche sûre pour pratiquer tout de suite ?
- pour chaque W : quel scénario force à décider ?
- pour chaque K : quelle question de discussion le rend personnel et utile ?
Sans S et W, tu tombes dans le classique : enseigner le yoga avec une conférence.
Redessine le planning (avec les exercices)
Reprends ton planning…
Et redessine-le en intégrant les exercices.
Sur le papier, un exercice fait souvent “5 minutes”.
En réalité, il faut compter :
former les groupes
expliquer la consigne
faire l’exercice
partager (stand & share)
débriefer
Résultat :
5 minutes deviennent souvent 10 à 15 minutes.
Place-les honnêtement.
Traque les longues conférences
Repère les zones à risque : plus de 20 minutes de conf d’affilée.
C’est là que l’énergie tombe.
Même si tu es brillant.
Solutions possibles :
réorganiser l’ordre (pour qu’un exercice ou une pause coupe la conf)
ajouter un mini-exercice optionnel qui soutient l’acquis voisin
(la discussion est l’outil le plus simple)
Objectif :
pas “zéro conférence”.
Mais aucune conférence qui tue la salle.
Place tes ressorts Q&R
Ajoute les Q&R, pas comme “interaction”.
Comme outil de gestion du temps.
Règle simple : 15 minutes par tranche de 90 minutes.
Deux schémas efficaces :
- un bloc juste avant une pause
- ou 5 minutes après chaque acquis
Les Q&R sont ta soupape.
Tu peux les étirer.
Ou les couper.
Personne ne protestera.
Ajoute les micro-formats de soutien
Si tu utilises :
- post-it au mur
- dot-vote
- stand & share rapide
C’est maintenant qu’il faut les placer.
Petits formats.
Mais gros impact sur le rythme.
Dernier contrôle de bon sens
Regarde l’ensemble et demande-toi :
Les formats servent-ils vraiment les acquis ?
Y a-t-il assez de variation pour maintenir l’énergie ?
Si oui, félicitations.
Tu as maintenant un planning détaillé :
le dernier ingrédient d’un Workshop Skeleton terminé.
À ce stade, tu peux déjà sentir la journée.
Et seulement maintenant,
tu gagnes le droit de produire les supports :
d’abord les exercices,
ensuite les slides.
Parce que ce n’est pas le charisme qui porte un workshop.
C’est le design.
Merci.
Et Free Palestine.