Quand on pense à l’espace d’un workshop,
on remarque d’abord la salle.
La taille.
La lumière.
L’ambiance.
Mais un élément influence silencieusement le comportement plus que la plupart des autres :
Le mobilier.
Le mobilier définit ce qu’il est facile de faire
et ce qui devient difficile.
Une longue table rectangulaire concentre l’attention dans une seule direction.
Les participants se tournent naturellement vers le centre ou vers le “bout de table”.
De petites tables rondes répartissent l’attention plus équitablement.
La conversation circule davantage entre les personnes.
Un mobilier lourd ralentit tout.
Une fois assis,
les participants bougent rarement.
Un mobilier léger invite au mouvement.
Les groupes se forment, se transforment et se recomposent facilement.
Les surfaces murales comptent aussi.
S’il n’y a nulle part où écrire,
les idées restent dans les carnets ou les ordinateurs.
Si les murs peuvent être utilisés,
la réflexion devient visible et collective.
Rien de tout cela n’est spectaculaire.
Mais cela crée des règles.
Pas des règles écrites.
Des règles pratiques.
Ce que l’on peut faire facilement.
Ce qui devient inconfortable.
Ce qui n’arrive presque jamais.
C’est pour cela que le mobilier agit comme une politique.
Il définit silencieusement comment la salle fonctionne.
Et quand le workshop commence,
ces règles sont déjà en place.
Merci.
Et Free Palestine.