Dans un “Try it Now”, tu dis aux participants quoi faire.
Dans un scénario, tu leur demandes quoi décider.
Le premier développe une compétence.
Le second développe le jugement.
On ne transforme pas quelqu’un en penseur critique par magie.
Mais on peut créer les conditions pour qu’il le devienne.
On ne peut pas enseigner l’expérience ou le bon jugement.
Mais on peut offrir des situations où les étudiants les développent,
et surtout, où ils prennent le temps d’y réfléchir.
Le format le plus simple
Un scénario peut commencer par une seule question :
« Que ferais-tu si… ? »
Les participants travaillent en petits groupes.
Puis on ouvre une discussion collective.
Simple.
Redoutablement efficace.
Exemple : former des chefs à devenir chefs d’équipe
Imaginons que tu accompagnes des chefs expérimentés vers un rôle de chef exécutif, responsable d’un restaurant entier.
Voici deux scénarios possibles :
Une livraison d’un ingrédient clé n’arrive pas à temps.
Que fais-tu ? Pourquoi ?
Comment ajustes-tu le service ?
Comment informes-tu l’équipe et les clients ?
Un serveur fait tomber un plateau de steaks très coûteux juste avant le service.
Quelle est ta réaction immédiate ?
Et que fais-tu ensuite, une fois l’urgence passée ?
Aller plus loin : le scénario en plusieurs étapes
Les scénarios les plus puissants se déroulent souvent en deux temps.
Scénario
Voici un menu avec : les marges de chaque plat
le temps de préparation et leur popularité.
Le restaurant perd de l’argent.
Challenge 1: Analyse
Quel est le vrai problème du menu ?
Identifiez les points critiques en groupe, puis on en discute ensemble.
Pause collective essentielle pour débloquer les groupes et aligner la compréhension.
Challenge 2 : Décision
À partir de cette analyse, que feriez-vous concrètement ?
Quels choix prenez-vous pour améliorer la rentabilité à long terme ?
Discussion collective à nouveau.
Pourquoi ça marche
Le premier temps développe la lecture de situation :
voir ce qui compte vraiment.
Le second développe la prise de décision :
agir malgré l’incertitude.
Tu alternes réflexion, échange et arbitrage.
Et c’est exactement comme ça que le jugement se construit.
Ce format ne fait pas réciter des réponses.
Il entraîne à penser.
Merci.
Et Free Palestine.